CAPD

Que la formation continue !

 

Sommes-nous ici ce matin pour commémorer les derniers départs en stage qui auront lieu à l’IUFM de Saint-brieuc ? En voilà une élucubration de syndicaliste fortement rétrograde et conservateur, farouchement opposé à toute réforme ! Vous avouerez qu’au SE-UNSA ces qualificatifs dont nous affublent notre ministre et tout l’appareil politique de son parti ont de quoi nous faire sourire. En ce qui nous concerne, nous n’avons pas envie d’en sourire car notre école publique est en danger. Il y a quelques mois nous titrions dans un de nos journaux départementaux : « Pire qu’Attila » et nous parlions de notre ancien ministre. Eh bien, pour notre école, le ministre Darcos est bien pire qu’Attila ! Afin de mener au mieux son entreprise systématique de destruction, le gouvernement s’attaque de front aux syndicats, en prenant appui sur deux d’entre eux pour, en accord avec le patronat, éliminer les autres du fait des règles de représentativité. Ensuite, le ministre de l’éducation répète à l’envi que les syndicats sont tous des opposants farouches à l’évolution de l’école. Permettez-moi de vous préciser qu’au SE-UNSA nous sommes fiers d’être rétrogrades si l’avenir qu’on nous propose est un nouveau programme tel que celui proposé à cette rentrée. C’est presque un comble d’ailleurs pour notre syndicat de se faire taxer de conservatisme quand notre projet éducatif propose nombre d’améliorations de notre système scolaire ! Ah la belle évolution que voilà, célébrée cet après-midi même à Rennes par Monsieur Darcos lui-même !

Pour revenir à la cible que représente l’école, on multiplie les attaques sans concertation et nous sommes mis devant le fait accompli. Pourquoi dire attaques alors qu’en fait ce ne sont que des suppressions multiples dont le seul but est de faire des économies. La liste est longue et malheureusement semble infinie ! Suppression du samedi matin, suppression des rased, suppression des IUFM, suppression et disparition à terme des associations laïques, suppression des personnels administratifs, suppression de la maternelle, suppression à venir aussi pour vos fonctions Mesdames set Messieurs les Inspecteurs.

 

Là encore, un béotien pourrait considérer que ce sombre tableau a été peint par un SE-UNSA adepte du noir tel Matisse. Malheureusement, tout n’est que sinistre réalité et notre syndicat farouche défenseur de l’école laïque, la seule de notre République, ne peut être que pessimiste. Nous ne lâcherons rien et défendrons coûte que coûte les enseignants qui font la richesse de notre école, les formateurs quels qu’ils soient, les maîtres spécialisés des réseaux, nos collègues de maternelle, les personnels administratifs, les personnes détachées auprès des associations laïques, les pédagogues. Les parents d’élèves eux  commencent à comprendre ce qui se trame. Le SE-UNSA est fier d’avoir défendu à Paris, avec tous les amis de l’Ecole Publique, une école en voie de destruction intense. Nous continuerons à nous battre car elle le mérite, nos élèves méritent autre chose qu’une école qui lui propose pour conception futuriste un retour à la blouse grise,  un vouvoiement par ci, une leçon de morale par là .Des enseignants surdiplômés mais non formés à la réalité d’une classe, des nouveaux programmes novateurs, tout ceci devrait avoir pour conséquence qu’aucun de nos élèves ne soit en difficulté, évidemment ! S’il en restait, gageons qu’un stage de rattrapage comblerait les lacunes. En dernier recours, ne pourrait-on pas imaginer que le ministère mette en place un numéro vert que l’on pourrait joindre 24h sur 24 afin de régler toutes les difficultés d’apprentissage. Là c’en est trop, qu’allons nous imaginer ? C’est un peu comme si nous imaginions que le ministère mettait en place en toute urgence un numéro vert pour renseigner nos collègues sur les mutations et pour harmoniser le premier degré au second degré, en oubliant qu’ils sont bien différents !

 

Franchement, pour imaginer un tel scénario, il faut vraiment être perturbé ou alors méconnaître totalement le premier degré. Je dois bien avouer qu’en fait il s’agit de mépris pour nos collègues du premier degré, d’ailleurs un seul membre du ministère sait-il ce qu’est enseigner en maternelle, ce que font les RASED ? Permettez-nous d’en douter …. 

 

 Alors oui le SE-UNSA continuera à s’opposer et aussi à proposer autre chose que cette vision de, je cite notre ministre, l’école d’excellence, à savoir une école excellente. La grave crise actuelle ne rendra pas nos concitoyens plus riches, loin de là, et ils devraient être en droit de s’appuyer sur un service public d’éducation, véritable priorité pour l’avenir et pas plus grosse entreprise de licenciement en France ….  

 

Qui dit service public dit aussi fonctionnaire avec des devoirs mais aussi des droits, la formation est un d’entre eux, est-il nécessaire de le rappeler ?  

TEMPS PARTIEL : les collègues qui travaillent à 80 % devront travailler à plein temps du 7 janvier au 15 février et du 3 mars au 14 mars.

Ce  mardi s'est tenue la CAPD  "formation continue" .  Certains d'entre vous ont été retenus pour des stages longs  remplacés par des  PE2, d'autres pour des stages courts remplacés par des Brigades Formation  Continue et donc malheureusement susceptibles d'être annulés en fonction des possibilités de remplacement du  département (on ne peut que le craindre...)

La procédure a été complexe et longue  :  dans un premier temps,  certains stages n'ayant pas été suffisament demandés ont été supprimés. Une seconde phase a eu lieu où, là  encore,  faute de candidats en  nombre suffisant, d'autres stages ont été  annulés.

En fonction des besoins de la formation initiale, il a été proposé à certains collègues non retenus d'aller dans un stage qu'ils n'avaient pas demandé.

Les collègues ont été désignés au barême (un savant calcul prenant en compte l'AGS - le nombre de jours de stages) puis l'ordre des voeux.

Bien évidemment, nous ne pouvons que regretter que certains de nos collègues n'aient vu aucune de leurs demandes aboutir, notamment en ce qui concerne le stage LVE, effet "fléché" oblige, demandé par 80 collègues !

Nous avons précisé que le "tout informatique" en ce qui concerne la procédure d'inscription n'est pas simple pour tout le monde, notamment lorsqu'après de longues minutes de procédures, le serveur "bugue".

Nous avons une nouvelle fois regretté les difficultés pratiques des procédures lorsqu'il y a plusieur items au même stage et qu'il n'est pas possible de hiérarchiser ses demandes.

Nous avons prévenu tous les collègues dont nous avions les coordonnées, n'hésitez pas à nous contacter.

Dans notre déclaration préalable (la lire), nous avons regretté la suppression de stages durant l'année passée, faute de remplaçants. L'IA n'a pu nous assurer que tous les stages auraient lieu, la priorité restant les remplacements.

Ce qui nous amène à un autre sujet abordé : la situation du remplacement dans notre département. Les Côtes d'Armor seraient plutôt bien pourvues en remplaçants (33e département pour sa capacité de remplacement selon les statistiques nationales) mais l'efficacité de remplacement est très insuffisante puisque nous sommes classés 91e sur 100 ! 

Nous avons alors fait la remarque suivante : "comment le remplacement peut-il être efficace lorsque l'on sait que, faute de recrutements suffisants et donc de créations de postes, certaines classes ont été prises encharge par des remplaçants durant l'année ou une partie de l'année scolaire ?".

Implacable logique ....

Nous avons bien peur que nos statistiques ne s'arrangent pas dans les années à venir .....


 Lors de précédentes CAPD, le SE-UNSA a utilisé le terme de déshumanisation en ce qui concerne certaines méthodes utilisées par notre hiérarchie. Vous avez alors rétorqué que nos propos étaient excessifs et que nous exagérions, que nous noircissions ainsi le tableau.

Est-ce humain, alors que les représentants du personnel avaient demandé le report de la CAPD à ce jour, que vous ayez exigé que les mesures de fermeture décidées mercredi aient été appliquées brutalement ce matin ? Pourquoi donc avoir ajouté à la fermeture déjà traumatisante pour nos collègues, leurs élèves et les parents touchés par cette décision, une application immédiate de celle-ci ? Pourquoi ne pas avoir fait preuve de diplomatie plutôt que d'autoritarisme?

Autant nous pouvons comprendre la légitimité de prendre ces décisions lorsqu'il s'agit d'ouverture et donc de simplifier la tâche de nos collègues, autant nous ne pouvons que déplorer que vous ordonniez à vos IEN d’exiger le départ des collègues concernés dès ce jeudi ou de réorganiser des classes pour l'après-midi.. Est-ce exagérer de parler d'expérience traumatisante pour les enseignants concernés et leurs collègues.

Au SE-UNSA, nous sommes très attachés à la défense de nos collègues et à leur accompagnement lorsque cela est difficile, alors que dire lorsque ceux-ci vous appellent en larmes après une journée comme ils ont vécue hier ?

 AU SE-UNSA, nous ne pouvons que nous indigner de ces méthodes que l'on ne peut que qualifier de brutales. A quand, un huissier et des forces de police pour déménager en urgence une classe ? Franchement, tout ceci était-il indispensable ? Le fait de voir une classe supprimée est déjà amplement suffisant, fallait-il en rajouter, personne n'a rien à gagner à ce que les décisions de fermeture soient appliquées aussi rapidement dans les écoles concernées.

En parlant de conditions de travail, nous ne pouvons que penser au service de la diveco aux effectifs bien maigres pour exercer leur tache parfois titanesque, sont-ils jugés efficaces et rentables par nos gouvernants ? Nous tenons à les remercier et à leur exprimer notre sympathie. Nous profitons de l'occasion pour leur rappeler que si bon nombre de nos collègues font le choix de travailler à temps partiel, ce qui complique leur tâche, ce n'est nullement par confort mais par nécessité, tant le métier d'enseignant devient difficile.

Heureusement, nos collègues enseignants peuvent compter sur la compassion de notre ministre et de la lettre présidentielle. Ceci touchera sûrement les enseignants avec lesquels nous sommes en contact régulier et pour lesquels nous sollicitons vos services, dès que leur situation nous paraît plus que délicate. Le SE-UNSA continuera à défendre tous les collègues et en particuliers ceux qui souffrent. Là encore vous allez nous dire que l'on exagère ? Nous sommes très attachés aux règles de nomination mais pensons que certaines situations humaines mériteraient une approche plus délicate et respectueuse.

Êtes-vous conscient  des situations dramatiques  vécues par nos collègues que vous engendrez en ne tenant pas compte des contraintes et obligations de ces derniers ? Par respect pour ces collègues, nous n'en parlerons pas ici, mais nous vous demandons une audience pour vous en faire part. 

 Bien heureusement, ces situations délicates ne sont que des exceptions mais lorsqu'elles sont réelles elles sont insupportables à vivre pour les personnes concernées.  Comme ces dernières ne sont pas légions, il ne doit pas être impossible pour vos services, si vous en avez la volonté, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, de les régler au mieux et au plus vite. Tout le monde serait gagnant y compris l'administration et vous vous en sortiriez grandi. Nous tenons à signaler aussi que nous apprécions les groupes de travail, au cours desquels nous apprécions une écoute attentive qui permet de régler nombre de ces situations délicates.

Vous savez bien que notre demande est légitime et nous ne cesserons de vous solliciter tant que ces injustices perdureront. Nous pesons ici nos propos en évitant toute exagération et dramatisation. Nous ne faisons que notre travail de délégué des personnels en avisant le chef des services  de ce qu'endurent certains de ses personnels.

.Le SE-UNSA préférera toujours privilégier l'être humain à la règle lorsque celle-ci est injuste, c'est indispensable. Nous resterons aussi viscéralement attachés à ces règles vitales quant à l'équité et la transparence des nominations. Force est de constater que la plupart de nos craintes passées se sont révélées justifiées, certainement notre côté pragmatique....Nous continuerons donc à dénoncer toutes les injustices avant qu'elles ne deviennent un fait divers.

Ce lundi 6 mai matin avait lieu la CAPD (hors-classe et réadaptation) à l'IA. Nous avons tout d'abord regretté l'absence de notre secrétaire départementale du fait de son arrêt de travail consécutif au déroulement de la CAPD disciplinaire du 19 avril, pour laquelle nous avons demandé une issue rapide afin que tous les collègues concernés puissent retrouver la sérénité. Nous avons abordé le problème récurrent des remplacements qui ont pour conséquence des classes sans enseignant non remplacés et des stages annulés. Cette pénurie de personnel remplaçant se comprend d'autant moins lorsque l'on sait que notre département a, depuis février, 10,5 postes vacants : il aurait fallu recruter ! (les recrutements par liste complémentaire ou inéats étant clos, ce sont des remplaçants qui y sont affectés....). En ce qui concerne nos collègues qui sollicitent des postes de réadaptation, une fois de plus les contraintes budgétaires ne permettent pas de répondre à tous les besoins (7,5 postes de réadaptation pour la rentrée 2007). Là encore, le manque de personnels de santé conditionne une lenteur plus que concrète dans la préparation des dossiers de nos collègues, pour certains toujours en attente. L'autre sujet de cette CAPD a été les promotions hors-classe, dont nous avons une nouvelle fois dénoncé le nombre plus qu'insuffisant. Pour preuve, sur les 1387 collègues susceptibles d'être promus (à partie du 7e échelon), 16 le seront réellement, soit 1,15 % ! Certains de nos collègues promouvables sont "retraitables", ils auront donc jusqu'au 18 mai pour décider s'ils acceptent ou pas la promotion . L'IA nous a assuré que la liste serait ouverte et que de toute façon 16 personnes seraient promues hors-classe.   Sur le fond, nous pensons que le système actuel est injuste et nous souhaiterions que la hors classe devienne la poursuite de la classe normale... afin de permettre l'allongement et la revalorisation de la carrière de tous les enseignants... Les promotions, telles qu'elles existent déjà faisant la différence entre les collègues...


Déclaration préalable :

Monsieur l’Inspecteur d’Académie,  permettez moi au préalable de regretter l’absence de ma collègue, secrétaire départementale du SE-UNSA des Côtes d’Armor, toujours en arrêt de travail suite à l’accident de travail arrivé lors d’une CAPD disciplinaire que nous ne sommes pas prêts d’oublier, tant elle a concrétisé votre manque de considération envers les représentants syndicaux de notre département, et donc, par la même, des enseignants costarmoricains. Les événements de cette CAPD disciplinaire auraient pu être évités, tout comme sa tenue, car  une autre solution aurait  dû  être trouvée par les services de l’administration, notamment pour tous les collègues concernés qui ont eu, eux aussi,  à souffrir d’un tel déroulement.   Le SE-UNSA est persuadé que la solution la meilleure est la discussion qui permet à chacun des enseignants de se sentir soutenus par sa hiérarchie, car   ce que nous recherchons c’est  le travail dans la sérénité pour nos collègues.  Personne n’a à gagner qu’un conflit dégénère et il convient de trouver la solution la moins dommageable pour nos écoles publiques, pour nos collègues.

Malgré ces conditions inadmissibles de la pratique du paritarisme dans notre département, et après les résultats électoraux d’hier, plus que jamais le SE-UNSA défendra le service public d’éducation et la laïcité. Dans notre profession de foi pour les dernières élections professionnelles, nous avons souhaité être élus et avons été confortés par le vote de nos pairs pour défendre au mieux nos collègues, dans l’impartialité et le respect des règles. Le SE-UNSA est un syndicat viscéralement attaché à la défense de la laïcité et de l’école publique et le restera, plus que jamais.

 

Pour en revenir à la CAPD du jour, le SE-UNSA ne peut que regretter le nombre insuffisant de promotions à la hors classe. Et pourtant, les décisions prises au niveau académique concernant le concours interne vous ont laissé la possibilité financière d’augmenter le nombre de promotions …. Dès l’annonce du résultat du concours, le SE-UNSA a contacté vos services pour demander des éclaircissements quant à la décision de ne retenir que 18 candidats pour l’oral du concours interne alors qu’il y avait 24 places. Même constat dans les autres départements bretons, cela ne peut être un hasard …. Vous nous avez répondu que les résultats étaient trop mauvais à l’issue des épreuves orales, argument plus que méprisant pour des collègues qui exercent jour après leur métier d’enseignant. Le jury a oublié qu’il notait des professionnels et non pas des étudiants plus aguerris à ce genre d’épreuves. Vos services auraient donc pu ou dû être capables d’évaluer aussi ces compétences professionnelles au delà des épreuves théoriques, comme cela a été le cas dans bon nombre de départements français, et surtout laisser toutes leurs chances à ces candidats en leur permettant de passer l’ensemble des épreuves !

 

Le SE-UNSA est particulièrement attentif à l’écoute réservée à nos collègues en demande de réadaptation ou de reclassement. Nous renouvelons notre exigence d’une information complète de tous nos collègues, et notamment de tous ceux qui sont en congé de maladie : il est absolument nécessaire qu’ils soient prévenus, dès parution de la circulaire, par courrier postal, à leur domicile afin de pouvoir élaborer leur dossier à temps et prendre tous les rendez-vous avec les services administratifs, sociaux et médicaux. Nous ne pouvons que regretter que les cas de souffrance humaine de nos collègues ne puissent tous être pris en considération, faute de moyens et de la volonté de mettre en place dans notre administration, une véritable médecine du travail notamment ainsi que de réelles possibilités de reclassement. 

 

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